Le président Veyrat ne lâche pas l'affaire. Malgré les obstacles inhérents au développement et la reconnaissance du basket de haut niveau dans le sud, avec son équipe, il fait front. : Photo Gérard Raynaud - Cette saison, vous aurez un statut à défendre.
- « Ne rêvons pas. Ce sera difficile de finir encore 6e. Mais nous souhaitons quand même nous installer dans le top 8. Se qualifier pour les As et les play-offs serait fabuleux. Seulement, les autres vont nous attendre... »
- Le recrutement, satisfait ?
- « Il y aura un véritable groupe de huit joueurs performants et polyvalents. »
- Avec des incertitudes concernant Myles et Lavender...
- « L'attitude de Myles m'a déçu. On va gérer ça avec Alain (Weisz). Peut-être sera-t-il remplacé par un Français. Lavender est à l'essai en attendant Pierce. Si ce dernier nous fait faux bond lundi, on arrêtera les frais. On s'orientera rapidement vers un autre meneur. On ne fera pas les mêmes erreurs que par le passé... »
- Tucker et Sonko ?
- « Le premier est une bonne pioche. Avec des qualités proches de celles d'Austin Nichols. Le second assurera une rotation de luxe. Mous apportera énormément sur et en dehors du terrain. C'est extraordinaire d'avoir ce joueur. »
- Les anciens ?
- « On les connaît. Ils sont prêts. Notamment Milling, affûté. Ce n'est plus le même. »
- La préparation ?
- « L'équipe est encore en rodage. En test. »
- Après les hommes, le club...
- « Il est toujours en construction. On a mis 4 ans pour finir 6e. Ce fut long. Il faut désormais continuer. Même si je ne maîtrise pas certains paramètres... »
- A savoir ?
- « Ce n'est malheureusement un secret pour personne : le Var n'est pas une terre de basket. Avoir les résultats qu'on a eus la saison passée dans une autre ville aurait déclenché l'enthousiasme. Ici, c'est quasiment passé inaperçu... »
- De l'amertume ?
- « Non, ce n'est pas grave. Notre histoire en Pro A est jeune. Toutefois j'estime que le basket a sa place ici. Même si l'installer dans le sud est une vraie croisade. C'est une question aujourd'hui de volonté. »
- Et d'argent non ?
- « Privé essentiellement car les collectivités sont à bloc. Elles peuvent en revanche nous aider autrement. Quant aux partenaires - que j'ai personnellement démarchés - ils sont de plus en plus nombreux à nous rejoindre. »
- Le HTV a donc un pouvoir de séduction...
- « En tout cas il véhicule une image, une notoriété. On a un produit à vendre. Moi, j'ai mis beaucoup d'argent dans le club. Mon entreprise est sponsor. Mon bilan, sur quatre ans, est équilibré. Il ne faut pas l'oublier. J'ai fait mon boulot et si le club veut rester en haut, ça ne dépend plus de moi. »
- Vous voulez passer la main ?
- « Pas encore, mais j'y ai pensé tant il faut sans cesse se battre. »
- Avec la Région par exemple...
- « Le vice-président, M. Alfonsi, m'a donné sa parole. La Région tiendra ses engagements et versera sa subvention. Il en allait de notre crédibilité auprès de la Ligue. »
- Le projet du HTV sous la bannière TPM ?
- « Ce serait l'idéal, mais bon... Quoi qu'il en soit, sans les collectivités, le sport pro (basket, rugby...) n'existerait pas. On a besoin d'un projet commun pour passer un cap. Heureusement que MM. Falco et Politi (maires de Toulon et Hyères) partagent les mêmes valeurs. Nous soutiennent. Mais pour aller plus loin, la balle est dans leur camp. Et je ne parle pas d'argent. »
- Mais de coups de pouces comme pour les loges ?
- « Et les créneaux supplémentaires d'entraînement au palais ou la communication en ville. Quant aux loges, on en aura quatorze. Ce qui représente 170 000 euros de ressources supplémentaires. Pour l'instant, elles sont remplies à 70 %. Preuve que le basket a un avenir. »
- Surtout si le HTV poursuit sur sa lancée...
- « C'est faisable. Mais avec nos moyens, on ne réussira pas des miracles tous les ans. »